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L’hiver on hiberne. Quand le thermomètre descend en-dessous de zéro, que la nature gèle, que la neige recouvre le tout, on a plutôt tendance à regarder la nature… par la fenêtre. Mais il suffit de quatre degrés de plus, d’une embellie, d’un rayon de soleil vif et l’appel de la nature se fait plus pressant, plus invitant. Pourtant, si l’on peut faire du jogging par pratiquement n’importe quel temps, en se couvrant ce qu’il faut, quelle est la limite à ne pas dépasser pour retrouver un contact entier ? J’ai trop lu d’histoires de choc thermique, d’une femme retrouvée gelée sur un glacier où elle avait voulu faire du yoga en tenue d’Eve, d’agressions du froid par surprise, pour ne pas être exagérément prudent.


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Et puis, au fait, pourquoi ne pas tester soi-même, sans agressivité ? Le corps est le meilleur indicateur de ce qu’il souhaite et de ce qu’il veut éviter. Il suffit de savoir l’écouter. J’ai donc pris la direction des bois, bien emmitouflé, et j’ai couru trois quarts d’heure en trottinant, sans forcer. Un échauffement, un vrai, avec fourrure polaire et gants en laine. Courir en sous-bois dans la neige est un rare plaisir : l’ombre y devient lumineuse, la moindre plaque de neige accroche le rayon de soleil fugitif, le silence est opaque, les odeurs sont différentes, les pas rebondissent sans bruit dans la neige.


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Puis j’ai trouvé une clairière discrète, pas la peine de me faire prendre pour un cinglé. Et je me suis déshabillé rapidement, comme pour plonger dans l’eau. Et c’était pareil, j’ai littéralement plongé dans le froid vif, découvrant avec plaisir qu’il ne se passait rien d’anormal. P1000042.JPG

Un quart d’heure au soleil, pas plus, le plaisir de s’asseoir sur la neige et d’éprouver une sensation de brûlure agréable. De marcher dans la neige, d’éprouver une impression de liberté totale, une impression totalement naturelle. Puis se rhabiller, aussi vite, avant l’engourdissement. L’échauffement passé, il est difficile de se remettre à courir mais c’est indispensable pour éviter le refroidissement, le vrai. Retour par d’autres allées, les repères changent, même les statues prennent un air fantomatique avec cette neige qui les éclaire par-dessous. Mais quelle belle expérience, c’est à recommander. On peut oser la neige sans risque, il suffit de s’y préparer ! Bon, c’est sût qu’un peu plus tard, on ressent comme un coup de froid. Mais le sachant, il suffit de se couvrir et d’avaler du sucre, comme après une épreuve sportive !


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