Samedi matin, rendez-vous à 09h30 à La Ferrière, petit hameau de Valderoure pour une randonue proposée par Eric. Le soleil est légèrement voilé et mais c'est d'autant plus appréciable qu'il fait irrespirable sur la côte depuis plusieurs jours ! Malgré le calme apparent, une petite fête se prépare pourtant pour le soir même. Vers dix heures nous sommes tous réunis, et une fois n'est pas coutume, les filles sont au rendez-vous ! Jean-Paul et Eric partent déposer leur voiture à notre point d'arrivée, un autre petit hameau du nom de Malamaire, afin de récupérer en fin d'après-midi celles laissées à La Ferrière. Nous entamons notre marche à travers le village par la rue principale qui nous mènera sur les premières marches de la montagne de Bleine au bas desquelles (de laquelle) coule l'Artuby, rafraîchissement promis après quelques heures de marche. Les dernières maisons à peine hors de vue, nous quittons nos vêtements pour enfin profiter de la fraîcheur de l'altitude. Cette fois je me suis mieux organisée, j'ai enfin trouvé le porte-bébé idéal : celui-là même qui me portait toute petite ! Petit bémol : mon sac à dos. La peur de manquer d'eau et afin d'être parée à toute éventuelle famine enfantine, m'oblige à prépare un second sac à dos que maman promet de porter aussi loin que possible. Mais la balade commence par un sentier assez raide et elle s'essouffle rapidement, très vite mon père doit donc porter les deux sacs. (Je m'en veux pour cet entêtement). Nous ne sommes pas encore entrés dans les bois et le découvert offre un superbe panorama sur la plaine et le village de Valderoure. Tandis qu'Eric et Gloria s'attardent ici et là sur la flore, chacun tente avec plus ou moins de chance une « macro » d'un petit papillon noir aux ailes tachées de rouge (pas moyen de retrouver son nom). Lys et géraniums sauvages enchantent nos yeux, thym et lavande notre nez... Et Aymeline n'hésite pas à grimper quelques roches pour aller contempler de près les jolies fleurs de lys rouge, sous le regard inquiet des adultes ! Elle n'est pas dans son assiette et geint de temps en temps. Je reste ferme car de toute façon, impossible de la porter. Elisabeth et Gloria s'emploient de temps en temps à la distraire mais vraiment elle n'a pas le coeur à ça ! IoIo (Ioannis) quant à lui se fait très discret dans mon dos. Il regarde tout autours de lui, adressant un sourire à celui ou celle qui lui accorde une petite attention. Le soleil n'est pas trop dur avec nous et la marche est agréable, la forêt se fait plus dense et nous pouvons marcher sous les arbres et sur un terrain plat. Le chemin que nous empruntons permet aussi d'accéder aux parcelles exploitées pour le bois, des petits chênes replantés prennent racines doucement ça et là. Des réservoirs d'eau destinés aux pompiers jalonnent notre balade et servent de repère à Eric. Après avoir dépassé le second, inspecté avec curiosité par Jean-Pol et Jean-Marie, nous décidons de nous arrêter sous les arbres pour un déjeuner réparateur. Aymeline squatte la couverture de Jean-Paul et aurait bien honoré son déjeuner si je ne l'avais pas rappeler à mes côtés. Notre repas frugal devient festin de roi dans ce décors... Et chacun se laisserait bien tenté par la sieste s'il ne fallait reprendre le chemin vers notre but final : la baignade dans la rivière. Nous cheminons tranquillement suivant les lacets du sentier entre des nuées de papillons et des tapis de fraises des bois qu'Aymeline récolte par poignées. La pente douce annonce notre arrivée vers Malamaire et l'Artuby. Après avoir emprunté un raccourci un peu plus sportif, Eric, Gloria, Jean-Pol et Jean-Marie nous rejoignent afin de bifurquer dans le sous-bois vers la station de captage ou nous nous poserons. Nous traversons de grands prés, cultures céréalières mises en jachère et qui fourniront du fourrage. On aperçoit encore l'endroit où se trouvait la pompe et le « barrage » créé par les paysans pour arroser leurs champs. L'Artuby prend sa source à La Foux, hameau de Peyroules et finir sa course dans le Verdon. Avec la Durance, ils partent gonfler les eaux du Rhône. Nous nous installons au bord de l'eau sous les arbres, impatients de goûter à l'eau. Elle est glaciale ! C'est presque impossible d'y laisser les pieds au début ! Puis petit à petit on s'habitue et les plus courageux plongent même quelques secondes jusqu'au cou dans une petite cuvette naturelle ! Moi je joue avec IoIo qui semble apprécier ce rafraîchissement ! L'après-midi s'achève sur la berge. Un pont de service enjambe le cours d'eau et la curiosité étant plus forte que tout, les autres partent en reconnaissance pendant que ma fille et moi jouons, installées au milieu de la rivière sur un petit monticule de graviers. Le bébé nous observe du bord, ses petites fesses à même l'herbe... Vient le temps de rentrer et après avoir récupérer les voitures, nous rejoignons Jean-Paul, déjà installé à la table de Christian et Christelle qui cultivent fruit et légumes dans le coin, pour un dernier verre avant de rentrer.

Merci à vous tous pour cette magnifique journée !


Texte écrit par Pascaline, que je remercie pour son travail.