Nous devions faire une randonue vers Bauduen, mais les températures prévues nous ont fait modifier notre sortie vers des températures plus douces. Nous sommes donc huit au départ à la maison forestière du Malpey, tout près du Col du Testanier. Il y a pas mal de voitures sur le parking, mais à peine avons nous passé la barrière que plusieurs voitures de chasseurs s'engagent sur la piste. Arrivés à la Cantine du Porfait nous arrêtons une voiture de chasseurs et nous leur demandons où va se passer la battue. Ils nous répondent gentiment mais sont assez flous sur l'endroit exact de la battue. On comprend que c'est sur le versant qui se trouve juste sous la piste. Ça fait à peu près une heure que nous marchons et on voit de plus en plus de chasseurs qui se mettent aux postes. Au carrefour de Roche Noire on décide de changer notre itinéraire, mais juste au moment où on va prendre sur la droite pensant qu'il n'y aurait plus de chasseur, il arrive deux 4x4. Nous leur demandons si sur cette piste il va aussi y avoir une battue, ils nous répondent qu'ils sont avec un autre groupe et qu'ils vont faire une battue justement là où l'on voulait aller. On repart donc vers notre première destination, à cet instant un chasseur nous dit que l'on ne peut pas y aller, on leur demande pourquoi, ben il y a une battue en cours. Ah oui nous ne voyons pas de panneau signalant la battue. Bon, après une petite discussion, il nous laisse passer. Nous bavardons encore avec le dernier chasseur en poste sur la piste, et il nous dit que juste de l'autre côté du petit pont il n'y a pas de battue et que celle-ci s'arrête à midi. Ça fait une heure que nous marchons habillés, au premier virage, nous voilà tous en habit de peau, ouf ! On peut profiter pleinement de la nature. Les arbousiers sont magnifiques et leurs fruits divins. La piste remonte vers la maison forestière des Malavalettes, Elisabeth et Chantal, depuis qu'elles sont en habit de peau, nous imposent un train d'enfer, on les sent vraiment heureuses de marcher nues dans la nature. La piste est vraiment agréable, la pente est douce, dommage qu'il ne fasse pas très beau. C'est le moment du repas, je crois que nous avons bu trois bouteilles de vin, enfin j'en suis pas sûr ! Café, pousse-café etc... Pendant le repas nous aurons un rayon de soleil et quelques goutes de pluie. Nous voilà repartis vers la Baisse des Charretiers, où il y a une autre maison forestière en très mauvais état. Pour profiter un peu plus de notre tenue, Guy nous propose de rallonger un peu en passant par la piste du Pertus. Sur cette piste il ne risque pas d'y avoir le moindre chasseur, un torrent a emporté une grosse partie de la piste. Le passage à pied se fait sans aucune difficulté. Nous arrivons au Col de l'Aire de l'Olivier, il y a là une stèle à la mémoire d' Auguste Muterse, inspecteur des eaux et forêts. Nous sommes sur une route goudronnée juste sous de gros rochers qui forment des grottes. Nous croisons un couple avec un jeune adolescent qui fait du vélo, une partie du groupe a enfilé un short, Jean-Paul, Guy et moi restons nus et nous leur disons bonjour et ils font de même. Pour éviter la route nous prenons une petite piste qui repart sous la route, à ce moment passe une voiture de chasseurs qui nous regardent un peu surpris. Cette petite piste nous rallonge encore un peu, mais nous ne sommes pas pressés de nous rhabiller, nous faisons durer le plaisir le plus possible. Nous arriverons nus jusqu'aux voitures sans voir personne. Nous avons fait plus de 17km et plus de 1000 mètres de dénivelé cumulé en 6 heures dont 5 heures nus. Depuis l'ouverture de la chasse nous n'avions pas rencontré de chasseurs, aujourd'hui on a fait le plein pour toute la saison. Tout s'est très bien passé, la leçon à tirer est qu'il ne faut pas les ignorer mais plutôt aller vers eux et discuter ce sont des hommes comme les autres et ils aiment beaucoup promener le chien et le fusil.  

JP Guido