A la première rando-libre nous sommes quatre : Valérie, Antoine, Daniel et moi. Nous avons programmé l'ascension du grand Capelet dans le massif du Mercantour. Nous sommes au parking  du pont des Countet vers 9h30. le parking est plein, nous avons du mal à trouver une place pour garer la voiture. Sur le sentier qui part du pont et qui nous emmène à l'ancien parking, à la balise 413, il y à pas mal de monde, mais presque tous vont vers le refuge de Nice. Seuls deux marcheurs plus rapides que nous vont dans la même direction, nous les laissons passer. Après qu'ils nous aient dépassés, Daniel et moi nous nous mettons en tenue de peau. Le sentier suit le vallon de l'Autier sur 400m de dénivelé, et nous mène au lac du même nom. Dans la montée nous dépassons un couple qui apparemment s'était trompé de sentier. Arrivé au lac, il y a quelques personnes, nous les saluons chaleureusement. Eux aussi nous saluent tout aussi chaleureusement. J'ai eu très chaud dans la montée, et je profite du lac pour me rafraichir et me baigner. Après le lac, il n'y a plus personne, Valérie qui avait très froid aux mains jusque ici commence a se  réchauffer, et la voilà en string et sous-tif. La montée à la baisse du lac Autier est pénible, beaucoup de pierres qu'il faut gravir, et un final très raide où l'on doit mettre les mains pour arriver à monter. Nous voila à la baisse, il y a quelques camomilles un peu fanées entre les pierres. Nous avons une vue magnifique sur la baisse de Valmasque et de Fontanalba. Daniel a eu du mal à arriver jusque ici, il ne mangera presque rien et surtout il ne boira pas une seule goutte de vin. L'après midi nous partons pour le sommet, et pour marcher plus léger nous laissons les sac à dos à Daniel. Le sentier est difficile à suivre, et nous demandons à un homme, qui vient de passer devant nous au moment du repas, notre chemin. Il ne nous répond pas très franchement et me fait une réflexion sur ma tenue incorrecte. Je lui dis gentiment de m'excuser, et il se reprend en nous précisant d'un ton plus courtois le sentier à suivre. La montée est très raide et un peu vertigineuse par endroit. Dans la précipitation à vouloir faire le sommet complètement nu et sans sac à dos, j'ai oublié l'appareil photo. Le sommet atteint, j'ai juste le temps d'écrire sur le carnet quelques mots sur l'ascension du Capelet par un naturiste, que nous sommes rejoints par deux marcheurs très sympathiques. Ils ne semblent pas du tout gênés par ma tenue, et nous expliquent leur parcours pour arriver jusque ici. Ce sont des habitués du Mercantour, ils connaissent tous les sommets et lacs aux alentours. Nous faisons la descente par le même chemin pour prendre Daniel qui nous attend à la baisse. La descente dans cet éboulis est vraiment difficile, il faut faire très attention à chaque pas. Arrivé près du lac, il y a plusieurs chamois pas très farouches, ils se laissent approcher à quelques mètres. Au lac, je suis le seul encore à me baigner !
Ça fait presque vingt ans que je n'étais plus venu dans le Mercantour, mais c'est toujours aussi beau et j'ai l'impression que les chamois se laissent approcher plus facilement.

Une journée magnifique entre textiles et naturistes !                    


JP Guido