Mais par endroit où le sentier est visible sur plusieurs centaines de mètres, je quitte mon short. Je mets deux heures pour gravir les 800 mètres de dénivelé. Juste avant le col il y a des marmottes partout, je les approche à quelques mètres à peine, dommage que je n'ai pas mon appareil photo. La descente je l'ai faite entièrement nu, il n'y a plus personne.

Le lendemain je fais une balade textile avec la famille à la croix de Lamaron juste en face du village. J'ai profité d'un moment, seul avec ma femme, pour faire la crête en tenue de peau. La vue sur le village est magnifique.


Le Jeudi 17 juillet j'ai rendez-vous avec Sylvain dont c'est l'anniversaire, Jacques, Alain et Franck pour gravir le Galibier. Arrivés au plan Lachat, le temps n'est pas propice à la randonnue, il y a beaucoup de nuages et un vent glacial.Venant de l'autre côté du col où le temps est ensoleillé, nous partons pour une balade improvisée au soleil. Nous passons notre tenue de peau à quelques mètres de la route. Et nous voila partis vers une crête en partie cachée par le brouillard. Arrivés à la crête, le temps se découvre brusquement et nous dévoile la montagne de la Meige Ma..gni..fi..que...

Comme le temps a l'air de se lever et qu'il n'y a pas grand chose à faire par ici, Sylvain décide de repartir pour plan Lachat et de monter en voiture jusqu'au Mottet. C'est vers 11h30 que nous repartons pour le Galibier. Sylvain nous fait prendre le fond de la vallée où il y a beaucoup moins de monde. Le sentier suit un lac bizarre où il y a plusieurs cours d'eau qui arrivent mais aucun ne repart. Au bout du lac il y a un aven qui permet à l'eau de s'échapper. Ca fait un moment que nous marchons sur un sentier plat, et Sylvain nous rassure en nous disant que plus loin ça montera. Effectivement, au bout de la vallée nous sommes devant un mur de pierres. Sylvain et Frank passeront par le col de la Ponsonnière, moins raide. Alain, Jacques et moi, nous passons par le pierrier qui nous emmène au lac Blanc. La dernière partie est vraiment très raide je suis obligé de mettre les mains pour monter. Mais nos exploits sont récompensés par la vue superbe sur le lac. Sylvain, Jacques et Alain vont continuer vers le sommet pendant que Frank et moi resterons aux environs du lac. Nous restons là pour attendre le retour de Sylvain, Jacques et Alain, mais le froid commence à nous gagner, nous decidons donc de commencer à descendre par le GR. Sur la crête et jusqu'au lac des Cerces je reste habillé seulement avec un polo. Mais je ne me sens pas bien dans cette tenue j'ai l'impression d'être nu... Je quitte cet accoutrement ridicule juste après le lac. Avec Frank nous allons boire un chocolats chaud à la buvette des Mottets. Nous voyons Jacques courir sur le sentier pour se réchauffer, Le femme qui tient la buvette me dit : mais il est torse nu !

Alors je lui passe mes jumelles et elle dit : il est en short ? Je lui réponds "non moins". "Il est en maillot ?"   "Non moins encore".

Voilà encore une journée mémorable.

Nous nous sommes promis de revenir l'année prochaine.

De retour à St Véran, je profite des belles journées pour marcher nu sur la montagne de Beauregard, en dehors des GR il n'y a personne. Non pas tout à fait, il y a des marmottes partout, mais elles n'ont pas l'air choquées par ma tenue de peau. Un matin nous prenons la navette qui nous dépose juste un peu avant l'ancienne mine de cuivre. Il nous reste un km pour aller jusqu'à la chapelle de Clausis et un autre pour monter jusqu'au refuge de la Blanche. Cette partie du sentier est trop fréquentée pour se mettre nu. Ma femme est restée au refuge pendant que je montais au col de la Noire en tenue de peau. Dans la montée deux femmes sont devant moi et je les rattrape doucement. Elles m'ont vu depuis un moment, je reste nu même lorsque j'arrive à leur hauteur. Elles ont l'air de s'intéresser aux pierres très particulières de cette montagne, j'engage alors la conversation pour en savoir un peu plus, et me dissent que c'est peut-être de la serpentine. J'arrive le premier au col, les deux femmes me rejoignent au moment où je cours pour faire une photo avec le retardateur. Nous discutons encore de choses et d'autres puis je redescend vers le refuge. Dans la descente je croise un homme, je lui dit bonjour, mais je n'ai pas de réponse. J'ai souvent remarqué que le contact est plus facile et convivial avec des femmes plutôt qu'avec des hommes. Je retrouve ma femme au refuge où nous prenons ensemble un plat de spaghettis succulent. Le retour, nous allons le faire par un sentier formé par un ancien canal, il n'y a personne, je reste nu sur les six km du sentier.                

Pendant les dix jours vacances, j'ai marché nu presque tous les jours. Je suis même monté au "volcan" comme l'appelle les gens du village. Je n'ai pas pris le sentier, trop fréquenté, je suis monté directement par les alpages en suivant les drailles formées par les bêtes. J'aperçois un renard puis un chevreuil  dans la partie la plus raide de la montée. Le sommet est surprenant, ce n'est que du sable avec quelques pierres de schiste, et des trous coniques un peu partout.

Le Queyras et vraiment un endroit idéal pour faire de la randonnue, je souhaite à tous de pouvoir en profiter un jour.
 
JP Guido