Après un voyage de 826 km en 2 jours, nous voila arrivés au camping où notre emplacement a été réservé, mitoyen avec celui de nos amis Christian et Christelle, Magali et Jean-Michel et leurs enfants. Ils sont partis en excursion, alors nous installons notre campement tranquillement. Après une journée très chaude et ensoleillée, le ciel noircit progressivement vers le sud-ouest. Apéritif cordial pour nos retrouvailles puis repas en commun autour de la grande table....

L'orage arrive....

Et vers 20 heures, à peine le repas terminé, les premiers grondements de tonnerre retentissent, accompagnés de grosses gouttes de pluie. Puis, d’un seul coup, c’est l’averse. De pluie d’abord, puis de grêle et, surtout, de grêlons gros comme des boules de pétanque ! Non, je n’exagère pas..... Ils tombent de toute part, certains éclatant en arrivant au sol. Un grêlon d'au moins 6 cm ! Un grêlon d'au moins 6 cm ! Le bruit est assourdissant et inquiétant. Nous nous réfugions tous précipitamment dans nos refuges de toile, bien légers face à ce bombardement imprévu ; Hélène, encore avec son assiette à la main, se terre sous la petite table de camping pour éviter que le ciel ne lui tombe sur la tête ! Enfin, après une dizaine de minutes (peut-être moins) qui nous ont paru interminables, les énormes grêlons se font plus rares et laissent place à un mélange de grosse pluie orageuse et de grêle « normale » qui dureront la moitié de la nuit avec son cortège d’éclairs et de tonnerre sans discontinuer durant plus de 6 heures.

Éclaircie

Finalement, plus de peur que de mal. Les tentes ont tenu le choc (à part une petite déchirure détectée plusieurs jours plus tard), protégées en partie par les arbres qui ont dévié la majorité des projectiles, de même que pour nos voitures qui n’ont essuyé que 2 ou 3 impacts visibles sur la carrosserie. Nous avons appris, le lendemain, qu’une fillette du camping avait été blessée à la hanche, sans trop de gravité heureusement. Par contre, dans la région touchée de très nombreux dégâts ont été déplorés : cultures détruites dont 5000 ha du vignoble bordelais, toitures et vérandas endommagées ou arrachées, arbustes hachés, véhicules martelés, 6000 foyers privés d’électricité, inondations de caves, arbres arrachés, etc.

En tous cas, nous nous souviendrons longtemps de notre arrivée au Chaudeau en ce début août ! Les 5 jours suivants ont été très ensoleillés avec un orage chaque soir et la nuit. Et ensuite, grand beau temps chaud mais pas lourd avec nuits plutôt fraîches. Voilà pour la séquence « météo ».

L'entrée du camping L'accueil

Le Domaine du Chaudeau :

D’une superficie de 70 ha répartis en zones boisées, clairières et étangs, le camping offre toutes les structures nécessaires pour la vie des campeurs, occasionnels et résidents. En effet, de nombreux mobile-homes sont loués à l’année, avec leurs aménagements personnalisés et leur jardinet bien entretenu. Les emplacements de camping (pour tentes, caravanes ou camping-cars) sont spacieux et bien délimité par de petite haies. Les sanitaires sont très propres, bien dimensionnés par rapport à la fréquentation, et l’eau chaude est disponible toute la journée, chauffée par une chaudière au bois. Des machines à laver et un congélateur en libre service complètent la panoplie du campeur.

Le Bercail La piscine

Au « Bercail », le bâtiment de l’accueil, on trouve une supérette qui propose fruits et légumes frais, conserves et article divers. Le bar propose aussi un service de glaces, de sandwiches et de pizzas sur commande. La vaste terrasse panoramique, devant le bar, est utilisé pour les spectacles et soirées dansantes. Quant à la grande salle du sous-sol, elle est employée pour la activité artistiques et de loisirs (loto hebdomadaire, peinture sur soie, gravure sur verre, pâte à sel, etc.) pour petits et grands.

L'étang de baignade

Traversée en solitaireCôté activités de plain air, on notera la piscine hexagonale, malheureusement en plein soleil, ce qui en limite la fréquentation aux heures les plus chaudes de la journée. Les campeurs y préfèrent le plan d’eau pour la baignade et le canotage, plus vaste et arboré sur le pourtour, avec sa petite plage de sable et ses pontons. Plus loin, un autre étang, plus sauvage et approvisionné en poissons, fait la joie des pêcheurs. Alentour, des espaces sont aménagés pour d’autres sports d’été : pétanque, tir à l’arc, mini tennis, volley, ping-pong, promenades en poney, etc.

Des amis en pleine forme

Fréquentation :

Contrairement à de nombreux campings de cette catégorie du sud de la France, Chaudeau est fréquenté par une grande majorité de français, de toutes les régions, avec une prédominance en provenance du nord-ouest (Bretagne, Pays de Loire, etc.) ou de la région parisienne. Outre les mobile homes, très peu de tentes occupaient les emplacements, avec une forte majorité de camping-cars et de caravanes. Quand à la clientèle, surtout des couples et des familles et aussi de grands parents avec leurs petits enfants. Il faut dire que les gérants ont misé sur les nombreuses activités et animations à destination des enfants et des adolescents, très nombreux du reste lors de notre séjour.

L'étang au petit matin

Éthique naturiste :

En ce qui concerne l’éthique et en particulier le respect de la nudité, rien à redire quant aux adultes, ce qui est un bon point pour le centre. Il n’en va pas de même pour les plus jeunes. En effet, comme partout, les ados, mis à part à la piscine et pour la baignade (et encore), se promenaient rarement (jamais) nus. Je sais, c’est normal, âge critique, recherche d’identité, etc. La grande mode cette année (du moins ici), c’était le drap de bain autour de la taille et jusqu’aux chevilles, accoutrement porté du matin au soir surtout par les garçons. Pour les fille, c’était plutôt le grand paréo couvrant tout le corps. Mais là où j’ai trouvé une évolution par rapport aux années précédentes, c’est que même des enfants, de plus en plus jeunes (moins de 10 ans), passaient leurs journées dans les mêmes tenues, prenant (mauvais) exemple sur leurs aînés. Phénomène temporaire ? Local ?...

L'étang de pêche

Les points négatifs :

Dans l’ensemble, ce séjour de deux semaine nous a vraiment plu pour sa situation (en pleine nature), sa propreté, sa fréquentation, son plan d’eau, ses services. Donc, très peu de critiques à évoquer. Je commencerai par le désagrément de certaines soirées animées auxquels nous n’avons pas participé, en particulier le karaoké hebdomadaire ou une ou deux soirées dansantes. Néanmoins, l’arrêt systématique à minuit pile compensait cet inconvénient. C’est vrai, c’est l’été, les vacances, il faut bien s’amuser ! Un détail, pratique celui-là, c’est le manque de bornes électrique pour alimenter les emplacements. Il a fallu emprunter plus de 50 m de rallonges (en plus de la nôtre de 25 m) pour atteindre la borne la plus proche. Autre détail : les propriétaires et personnels du camping, non naturistes (toujours habillés). Et pour finir, la façon quelle que peu alambiquée pour le calcul des prestations, toujours à leur avantage pour gratter quelques euros.... Je n’en dirai pas plus.

La plage de l'étang de bon matin

Pour conclure sur le Chaudeau :

Dans l’ensemble, ce centre naturiste de taille humaine est à recommander pour des vacances familiales en toute tranquillité dans une région riche en histoire et pour sa gastronomie, bien qu’assez éloignée des grands sites connus (Sarlat, les Eyzies et autres sites préhistoriques, sites géologiques) plus concentrés dans l’est du département.

Un champ après les moissons

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Les excursions pratiquées lors de notre séjour :
- Abbaye d’Echourgnac - On ne peut visiter que l’église, l’abbaye étant encore occupée par des religieuses cisterciennes qui vendent néanmoins leur production locale dans leur boutique.

- Ferme du Parcot - Ancienne ferme avec musée de la vie rurale ancienne et un circuit de découverte à travers champs et forêts.

- Château de Monbazillac - Visite historique et œnologique avec dégustation gratuite et vente de vins du domaine.

Le magnifique château de Monbazillac

- Chais de Château Cablanc, cave vinicole du Bordelais - Visite très instructive suivie d’une dégustation de vins.

Mur de bouteilles à Monbazillac Chais

- Saint-Emillion - Belle petite ville historique et réputée pour ses vins prestigieux. Visite sous la pluie malheureusement ! La seule journée pluvieuse de notre séjour.

Saint-Emillion

- Beynac-et-Cazenac - Village en bordure de la Dordogne non loin de Sarlat, surmonté par son imposant château médiéval et féodal, est classé au patrimoine des plus beaux villages de France.

Beynac-et-Cazenac La Roque-Gageac

- Jardins de Marqueyssac aux chandelles - Promenade nocturne parmi les buis taillés et des animations musicales (jazz). Décevant. La visite de jour aurait permis d’apprécier pleinement les aménagements des jardins et la vue exceptionnelle de ce site. Heureusement, avant le coucher de soleil admirable, vue splendide sur la vallée (dont le village de La Roque-Gageac)

Coucher de soleil

- Bergerac - Après une promenade en gabarre sur la Dordogne pour y admirer ses abords, visite à pied de la ville pittoresque.

Gabare sur la Dordogne à Bergerac



- Grand Étang de la Jemaye - Base de loisirs noire de monde et parkings bondés, c’est un peu la « Côte d’Azur » des périgourdins et autres touristes qui cherchent l’ambiance de la plage au mois d’août. Très peu pour nous qui recherchons plutôt le calme et la nature. Heureusement la forêt n’est pas loin avec ses étangs déserts et ses postes d’observation de la faune sauvage.

- Château des ducs de Duras (Lot-et-Garonne) - Visite de près de 3 heures accompagnée d’une guide passionnée puis en visite libre. Une page importante de l’Histoire de France est évoquée. Et en plus, c’est l’origine d’un cru classé, les Côtes-de-Duras.

Château de Duras

- Tourbière de Vendoire - Retour sur ce site remarquable visité 6 ans plus tôt. Grande déception : le site est à l’abandon, plus d’entretien, plus de visite guidée, plus de panneaux informatifs, presque plus de plantes intéressantes ; seule persiste la Maison de la Tourbière toujours ouverte pour un rare public.

- Grotte de Tourtoirac - Ce sera notre dernier arrêt touristique en Périgord, sur la route du retour. Grotte magnifique découverte récemment et ouverte au public en 2010, c’est la « perle géologique du Périgord » dixit le prospectus ! Ce n’est pas faux, elle vaut le détour ; une des plus belles grottes que j’ai visitées. Dommage que les photos soient interdites.

Grotte de Tourtoirac

La cathédrale de Bergerac en fête Montgolfières au dessus de Beynac-et-Cazenac