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Pourquoi j’en parle sur ce blog ? Tout simplement parce que sa partie aval est totalement inconnue des promeneurs et qu’elle se prête tout à fait aux balades naturistes malgré sa proximité immédiate de la ville d’Antibes.

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De plus, grâce à une pluviométrie et un enneigement exceptionnels dans l’arrière pays cette année, le débit n’a jamais été aussi important en cette saison.

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Et ce qui n’incite pas les promeneurs à l’explorer, c’est que le sentier balisé la traverse au niveau d’un tronçon totalement à sec ! On n’imaginerait pas qu’à quelques dizaines de mètres de là vers l’aval l’eau de la rivière sourd à travers les galets pour devenir de plus en plus abondante.

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Après, c’est un paysage inattendu, sauvage et verdoyant qui se présente à nos yeux.

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Valmasque_2194.jpg Nos amis naturistes antibois n’étant pas disponibles ce dimanche 24 mai, nous avons néanmoins décidé, Hélène et moi, d’y passer la journée (j’y étais allé seul en éclaireur le jeudi de l’Ascension). En toute liberté donc, et bien sûr en toute gymnité ! Un vrai bonheur de marcher dans l’eau à travers une nature encore assez préservée malgré la présence de détritus accumulés au cours du temps.
Ce fut aussi l’occasion de nettoyer un peu ce lieu qui en vaut la peine : ramassage des canettes, bouteilles plastiques, bombes aérosols, etc. ; malheureusement, pas moyen de dégager la moto, les 2 caddies de supermarché et autres encombrants qu’il faudrait sortir avec des outils et des bras…. Avis aux amateurs !

Moto Roue
Caddie

Canards

Libellule Mis à part ce désagrément, pollution somme toute uniquement visuelle, la rivière comporte de nombreux attraits avec ses petites cascades de tuf, ses libellules, ses canards sauvages (enfin si l'on veut…) et autres oiseaux chantant dans les arbres. Le niveau de l’eau n’est pas très haut et se prête mal à la natation, mais c’est agréable de patauger dans une eau vive et claire arrivant fréquemment jusqu’à mi-cuisses ; il y a même un passage d’environ 1,50 m de profondeur nécessitant de passer avec le sac à dos sur la tête.

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L'heure de la sieste !

Après le pique-nique et une petite sieste, nous avançons encore un peu vers le confluent mais, déjà, la « civilisation » devient plus présente : nous passons devant une carrière et apercevons le petit pont du golfe de Biot qui s’étend de part et d’autre de la rivière.

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Sur le chemin du retour, Hélène est étonnée de voir un rocher bouger tout seul. En fait, il s’agit d’une tortue d’eau de Floride (Trachemys scripta elegans), certainement libérée là quelques années plus tôt vu sa taille (environ 25 cm de largeur) !

La tortue La tortue La tortue

Espérons qu’elle ne rencontrera pas un jour un(e) partenaire car cette espèce exotique n’a pas sa place dans nos contrées. En effet, cette tortue, carnivore et extrêmement vorace, est considérée comme espèce invasive et nuisible dans certaines régions d’Europe.
Voir ce témoignage

Valmasque_2249.jpg Pour conclure, disons que ce site ne vaut pas les belles rivières de notre arrière pays (l’Estéron, la Siagne, etc.), mais il a l’avantage d’être facilement accessible et en plus à moins de 10 minutes de mon domicile. Valmasque_2258.jpg C’est toujours agréable de pouvoir se détendre une heure ou deux en semaine et en pleine nature (du moins on en a l’impression), après une journée de travail, sans avoir à parcourir 50 km puis 30 minutes de marche.

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29/06/09 - Le retour....

Ce dimanche, j'ai voulu me rendre compte de l'état de la rivière plus d'un mois plus tard. Bonne nouvelle : l'eau est toujours abondante, contrairement à ce que j'aurais cru. Et les abords sont encore plus fleuris.

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Par contre, en début de parcours du moins, le algues filamenteuses qui étaient bien verte en mai sont dans un état de décomposition qui les rend assez hideuses, sortes d'ectoplasmes bruns ondulant au gré du courant. Plus loin, chaleur oblige, les surfaces calmes sont couvertes d'une mixture verdâtre et moussante peu engageante. Ailleurs, lorsqu'il y a du courant l'eau est toujours aussi limpide et fraîche.

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Autre désagrément : les ronces qui ont poussé considérablement au point de barrer complètement le passage par endroits. Heureusement que je m'étais muni d'un sécateur et de gants de jardin. Et en fin d'après-midi ce sont les moustiques qui m'ont incité à rebrousser chemin. C'est ça la nature ! Elle n'est pas toujours clémente pour l'homme....

Pierre.